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Lily's Boy

Chapter 109

Notes:

(See the end of the chapter for notes.)

Chapter Text

Le jour des élections était arrivé en Angleterre sorcière, et tout le monde attendait avec excitation.

 

Harry et sa famille étaient arrivés tôt au ministère pour voter, envoyant des regard d’encouragement aux agents du ministère qui géraient tous les votes qui arrivaient par hiboux et cheminée.

 

Ils restèrent un peu après, aidant Susan et sa campagne de dernière minute pour sa tante – pas que la Poufsouffle ai besoin d’aide, puisque qu’elle était compétente – et puis ensuite ils allèrent au manoir Longdubat pour attendre les résultats du scrutin en vue d’une fête de victoire. Sirius et Charlie étaient passés à la Pottery pour récupérer les enfants Forrester – il ne restait plus qu’une formalité avant qu’ils ne soient leurs enfants. Le couple avait préparé anxieusement square Grimmaurd lors de la dernière semaine, prévoyant d’y aménager avec Amy et Tahan une fois les autres enfants déposés à Poudlard.

 

Ils avaient aussi amené Frankie avec eux, évidemment, et Harry ne fut pas surpris de voir le Serpentard se frayer directement un chemin vers Remus et Snape.

 

Si le garçon n’était pas officiellement leurs hériter d’ici la fin de l’année, Harry ferait sauter Poudlard lui-même.

 

Neville était un hôte parfait, à la grande fierté de sa grand-mère. De plus en plus de personnes arrivaient par les cheminées – le groupe habituels et ceux qui avaient travaillés dur pour que ce jour arrive.

 

Harry laissa son copain avec Tonks, se dirigeant et s’installant à coté de Ginny dans un fauteuil éloigné du bruit. « Hey toi » salua-t-il, passant un bras autour de son épaule « Comment tu te sens aujourd’hui ? »

 

Le jour précédent, ils s’étaient échappés – ou plutôt, Ginny s’était échappé, Harry lui avait quitté la maison sous les encouragements enthousiastes de son parrain – pour rencontrer l’artiste tatoueur de Charlie pour leurs rendez-vous prévus. Ginny avait gagné un anneau doré sur son oreille qui avait repoussé par magie, ce qui lui avait attiré la colère de sa mère mais qui n’était rien à côté de la barre en métal qui lui perçait le téton gauche, ce que Mme Weasley ne savait évidemment pas.

 

« Pas trop mal, les sort de guérisons font des merveilles » Ginny lui sourit, levant un sourcil. « Et toi ? »

 

« Je l’ai à peine senti » Son nouveau tatouage, un vif doré à la base de ses cotes droites, était déjà cicatrisé et bougeait doucement.

 

« Et est-ce que Draco l’aime ? » souffla Ginny, faisant une vague avec ses sourcils.

 

« Est-ce que tu es sûre de vouloir le savoir » blagua-t-il sur le même ton. Draco était clairement un gros fan du tatouage, même s’il avait levé les yeux au ciel au tatouage cliché d’attrapeur que Harry venait de se faire. « Est-ce que Neville aime le tien ? Il l’a vu déjà ? » Il se souvenait toujours de la nuance de rouge que Neville avait pris quand ils en avaient parlés.

 

« Pas encore. Je veux dire, il sait qu’il est là, évidemment » dit Ginny, en passant un doigt sur son anneau à l’oreille « Mais il ne l’a pas vu. Mais je reste cette nuit, donc… »

 

Harry rigola, frottant son crâne rasé. Elle ne le laissait pas pousser, même s’il existait des potions qui pouvaient le faire en une seconde. Elle semblait plus âgée, et avec la poussée de croissance Weasley et les muscles qu’elle développait grâce au Quidditch, elle ressemblait à quelqu’un qu’on ne voulait pas énerver.

 

« Tu sais. Notre petit arrangement de dortoir de cet été va presque me manquer » admit-il « Même si ça ne va pas me manquer de vous entendre quand vous oubliez vos sorts de silences. »

 

Ginny ricana, pas désolée « Je vois ce que tu veux dire » admit-elle, se penchant sur lui. « C’était cool. Notre petite cachette du monde. Bien mieux que mes colocataires habituels. » Elle fit une grimace, à cause de son amitié avec les gens de l’année de Harry, Ginny n’était pas très proches des Gryffondor de son année. Elles étaient jalouses de son amitié avec Harry.

 

« Ne m’en parle pas » Dean et Seamus ça allait, mais Ron a été un cauchemar avant qu’il ne découvre les sorts de silences, ses ronflements faisant vibrer toute la chambre.

 

Harry n’aurais plus à les supporter au moins. « Entre toi et moi » dit-il, baissant la voix. « Je ne vais pas avoir ce souci cette année. »

 

Ginny leva un sourcil suspicieux « Tu ne vas pas dormir dans la chambre des secrets, n’est-ce pas ? »

 

Harry pouffa. « Non. Même si j’avoue que j’y ai pensé, si je n’avais pas eu ça » Depuis qu’il pouvait marcher à travers les murs, cela n’aurais pas été un inconvénient. « Réfléchis » Il l’avait gardé secret depuis que McGonagall lui avait donné le badge, mais si proche de la rentrée, il se fichait si Ginny lâchait le morceau.

 

Il la regarda durant quelques secondes, avant qu’elle ne comprenne « Pas possible ! » souffla-t-elle, les yeux ronds « Tu… ? » Elle tapota sa poitrine, l’endroit où serait posé le badge sur son uniforme, et il hocha la tête. Immédiatement, elle l’attira dans une étreinte, Ginny couinant dans son oreille. « Oh Harry, c’est génial ! » Puis elle se recula. « Petit intello. Mr Huit O »

 

Il leva les yeux au ciel – et voilà le retour. Il ne débarrasserait surement jamais de ce surnom tant que ses Aspic ne seraient pas passées.

 

« Je ne pensais pas qu’elle me le donnerait » admit-il « Je pensais que je causais trop de problèmes pour être honnête ».

 

Ginny lui fit un sourire en coin. « Vous êtes tous les deux dans les problèmes » dit-elle avec un clin d’œil.

 

« Oï, vous deux ! » L’appel les fit sursauter tous les deux, regardant Draco qui venait d’apparaitre dans la porte. « Le décompte est presque fini, ils vous bientôt faire l’annonce. »

 

Harry et Ginny se levèrent, suivant Draco vers l’autre bout du salon. La salle entière était rassemblée autour d’une enceinte sorcière dont le volume était à fond, la tension si lourde qu’on pouvait la couper au couteau. Susan était assise à côté, sur ses genoux de Theo et ses phalanges étaient blanches. Le patch d’aujourd’hui était orange avec les mots ‘votez ministre Bones’ en noir dessus.

 

Harry s’installa à côté de Tonks, tentant de ne pas lui toucher le ventre alors qu’il s’installait. Le t-shirt de la métamorphomage était serré, et son ventre de quatrième mois était immanquable, et Tonks ne pouvait pas s’arrêter de sourire à ce sujet.

 

Draco se percha sur l’accoudoir du fauteuil, la main sur l’épaule de Harry, et Harry la lui pris pour la serrer anxieusement.

 

« Tu sais qu’elle va gagner, n’est-ce pas ? » murmura Tonks, le regardant amusée. « Hawthorne est un idiot complet. Personne ne va voter pour lui »

 

« Tu ne sais pas » dit Harry platement. « Ils ont voté pour Fudge, après tout. »

 

Draco lui fit un bruit pour qu’il se taise, et Susan monta le volume encore plus.

 

« Il semble que nous avons le décompte final » annonça le journaliste « Et…avec un score de 96 des votes, la ministre par intérim Amelia Bones et maintenant notre ministre de la magie officielle ! Félicitation, Ministre Bones, et mes commisérations à Mr Hawthornes. »

 

Harry se lava d’excitation, Tonks juste derrière lui alors que toute la salle explosait de cri de joie. Susan commença à pleurer sur l’épaule de Theo, et Mme Longdubat ne sembla même pas énervée des feu d’artifice d’intérieur des jumeaux. Mais ils se turent vite alors que le discours d’Amelia commençait déjà.

 

« Merci à vous tous de placer votre foi en moi – je sais que ce n’est pas facile, après une année si difficile. Mais les temps sombres sont passés, et je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour aider ce pays à se relever et à devenir la meilleure communauté possible. Pour tous les être magiques, dans tout l’Angleterre. Cet été a été un été de changement, et puisque j’ai eu l’intérim du ministère, avec l’aide de mes équipes et du Magenmagot, j’ai commencé quelques changements déjà trop longtemps repoussés. J’espère vraiment que maintenant que j’ai été élue, je serais capable de continuer ces changements pour le mieux. Pour tous. Pour nous. Nous avons fait face à l’adversité, et maintenant nous devons profiter de notre paix et de notre joie. Merci encore, et j’ai hâte de travailler pour le bien commun. Pour une Angleterre meilleure. »

 

« Oh elle est douée » murmura Narcissa. « Faire croire à un effort de communauté pour refaire le pays, plus que de dire que des adolescents s’étant secrètement rebellés contre le gouvernement » dit-elle blaguant, ses yeux gris amusés, Susan rigola.

 

« Ecoutez, les adultes nous ont laissé un merdier, parfois les enfants doivent nettoyer derrière. » blagua-t-elle.

 

Hetty, l’elfe de maison, apparut avec plusieurs bouteilles de champagnes, et tout le monde eu bientôt un verre – exceptée Tonks et les enfants, qui buvaient du jus de raisin pétillant. « Au Ministre Bones » déclara Kingsley, levant son verre. « Et à son armée secrète d’ados. »

 

« Au ministre Bones ! » répéta tout le monde en chœur.

 

« Tu t’élèves dans la société Theo » lâcha Draco, joueur « Tu sors avec la nièce de la ministre. »

 

Theo sourit en coin à ça, levant un sourcil « Tu n’avais pas vu Draco ? c’était mon plan depuis le début. »

 

Susan rigola fort. « Et moi qui pensais que ton plan était de sortir avec la sorcière en chef du Magenmagot. »

 

« Il y a plusieurs étapes à mon plan, chérie » lui assura Theo « Je joue sur la durée. »

 

Susan pouffa, le tirant par la chemise pour l’embrasser alors que certains sifflaient.

 

« Je n’arrive pas à croire qu’on retourne à l’école jeudi » se plaint la poufsouffle, une fois détachée de son copain. « Devoir faire semblant d’être des étudiants normaux, arg. »

 

« Oh, tais-toi, ce n’est pas comme si tu n’allais pas profiter chaque seconde de ton rôle de préfète en chef » blagua Hannah. Elle guérissait bien plus vite maintenant qu’elle était dans son fauteuil, et semblait assez excitée de rentrer en septième année.

 

« Ça sera cool » confirma Susan « Et ça fera bien sur mon CV. J’espérais juste savoir qui McGonagall avait nommé préfet en chef. J’espère que ce n’est pas quelqu’un de nul. Merlin, et si c’était Ron ? »

 

Aucun des Weasley de la salle ne fut offensé du nom de leur frère, et Harry sourit en coin. Susan avait été tellement certaine qu’aucun d’eux n’avaient été nommé, que c’était quelqu’un hors de leur cercle.

 

Il regarda plus loin dans la salle, vers Ginny, dont les yeux brillaient déjà. « C’est la pire personne. Je suis vraiment désolée Susan » dit-elle compatissante. « Ça va tellement être une corvée de faire équipe avec lui. »

 

Susan posa son regard choqué sur elle. « Tu sais qui c’est ? Oh, est-ce que ça veut dire que c’est Ron ? »

 

L’expression solennelle de Ginny se fissura. « Pire que Ron » dit-elle avec un hochement triste de la tête. « Tu vas devoir conjuguer avec Harry. »

 

Tous les yeux se tournèrent vers le Gryffondor, qui fit un sourire contrit « Euh, surprise ? »

 

« HARRY ! » Susan se jeta presque sur lui. Tonks parvint à l’éviter juste à temps. « Pourquoi tu ne me l’as pas dit, imbécile ! Oh, ça va être génial ! J’étais si inquiète que ce soit quelqu’un de pourri, mais c’est toi, c’est trio bien ! »

 

Il rigola, se stabilisant avant qu’elle ne tombe. Elle devait toujours travailler sur sa perception de l’espace.

 

« Si ça peut te rassurer, Sooz, je ne l’avais dit à personne. Jusqu’à Ginny, il y a environ dix minutes. »

 

« Il ne me l’a même pas dit » coupa Draco, fusillant du regard son fiancé. Harry fit une grimace, et les deux jumeaux firent tous les deux un ‘ouuuh’ derrière eux.

 

« Honnêtement, j’avais presque oublié » admit-il, lançant un lourd regard à Draco. A cotes des autres nouvelles, son badge de préfet en chef était passé aux oubliettes.

 

Draco s’adoucit un peu.

 

« Tu vas devoir te racheter Potter » dit-il, une fois que Susan avait quitté ses genoux pour aller danser alors qu’ils attendaient Amelia et Percy pour faire vraiment la fête avec eux.

 

Harry leva les yeux. « Le préfet en chef à des appartement privés » dit-il dans un murmure, tirant Draco depuis sa place sur le fauteuil. « Je suis certain qu’on va pouvoir s’arranger. »

 

Les yeux de Draco s’assombrirent, et Harry l’attira encore plus sur ses genoux, se foutant de ce que les autres pensaient d’eux s’embrassant comme si le lendemain n’existait pas, seul dans un fauteuil dans un coin de la pièce.

 

Ils avaient l’habitude maintenant.

 

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Faire ses affaires pour l’école était clairement bizarre cette fois.

 

Pas que Harry ait vraiment conscience de faire ses affaires pour la dernière fois pour aller à Poudlard, mais il devait aussi faires ses affaires de la plupart de sa chambre de Seren Du aussi.

 

N’ayant plus la nécessité d’une maison incartable pour le garder en sécurité, la famille avait décidé de laisser la maison reprendre son statut de maison d’été. Grimmaurd était prête, les papiers pour les enfants Forrester signés, et il était temps pour eux de rentrer à la maison.

 

« Rappel-moi pourquoi je suis le seul à emballer ? » demanda Harry, lançant un regard par-dessus son épaule vers Draco, qui était étalé sur le lit à manger une pomme alors que Harry rangeait magiquement ses livres sans sa malle.

 

« Parce que c’est ta chambre ? » rétorqua Draco.

 

« Ouais, dans laquelle tu vis pratiquement depuis au moins deux été » dit Harry du tac au tac « Je jure que la moitié des trucs ici sont à toi » La chambre qui était celle de Draco avait été rangée en moins de dix minutes, et cinq de celles-ci avaient été pour vérifier qu’ils n’avaient laissé aucune fiole de lubrifiant ou de sextoys cachés quelque part, qui pourraient être trouvés un jour et être utilisé pour leur foutre la honte.

 

« Mais tout va aller dans ta chambre à Grimmaurd, l’endroit où je vais surement passer tout mon temps quand on ne sera pas à l’école de toute façon. »

 

« Tu n’iras pas chez ta mère ? » demanda Harry, ayant terminé les livres et décidant de faire une pause, se jetant sur le lit à coté de Draco. Le blond haussa les épaules.

 

« Potentiellement. Mais dans tous les cas je viendrais te voir tous les jours » Il fit un petit sourire « Comme beaucoup de nos amis nous l’ont fait remarquer, on est quelque peu co-dépendant mon amour » Il ne semblait pas agacé à cette idée, il semblait presque fier.

 

Harry pouffa, se penchant pour l’embrasser. « On n’est pas si co-dépendant que ça » dit-il « On se rattrape juste pour tout ce temps où on a dû faire semblant de se détester »

 

« SI ça t’aide à dormir la nuit mon amour »

 

« Tu m’aide à dormir la nuit » La mains de Harry se posa sur l’estomac de Draco et le blond fit un sourire narquois.

 

« Exactement. Co-dépendant. » Il se redressa sur un coude, embrassant doucement Harry, écartant doucement les lèvres pour approfondir le baiser.

 

« Pour l’amour de dieu, vous ne pouvez pas vous arrêter cinq minutes ? »

 

Charlie se tenait dans la porte, un carton sous le bras.

 

« En fait, on vient juste de commencer, donc si tu veux bien fermer la porte… »

 

Charlie rigola, envoyant un sort de chatouille léger en direction de Draco. « Cissa à besoin de toi » dit-il. « Truc de barrière Malfoy » Pour sa défense, il semblait un peu désolé.

 

Draco fit un grognement théâtral, se leva à contrecœur et roulant sur le lit pour se lever. C’était injuste qu’il parvienne à être si gracieux ainsi – Harry aurais juste ressemblé à une girafe bourrée.

 

« Peut-être que comme ça tu rangeras vraiment quand je serais parti » blagua Draco.

 

« Désolé. Harry aussi est demandé. Il y a du travail dans le labo de potion » L’informa Charlie. Ce fut au tour de Harry de grogner de manière dramatique.

 

« Génial » Remus emménageait dans les quartiers de Snape à Poudlard, mais Snape ne voulait pas laisser d’ingrédient de potion à Seren Du pour une durée indéterminée, donc tout devait être bougé à son labo de l’école. Et malheureusement, au vu de l’instabilité de certains, tout devait être fait à la main.

 

Ils travaillèrent dans un silence agréable, Snape donnant occasionnellement des instructions, mais le septième année savait comment gérer la plupart des ingrédients. Harry s’habituait toujours à voir l’homme en manches courtes, quelque chose que l’homme faisait souvent, maintenant que son avant-bras était immaculé.

 

« Maintenant que tu n’as plus besoin d’entrainement » commença Snape, faisant sursauter Harry. « Cela veut dire que tu n’auras aussi plus besoin de retenues » Il lança un regard à Harry, le genre de regard qui faisait crier les élèves au-dessus de leurs chaudrons, mais qui ne laissais Harry que vaguement amusé. « Si tu as une retenue, c’est parce que tu l’auras mérité, et la punition sera en adéquations. »

 

« Plus le droit de répondre méchamment- alors » résuma Harry, souriant en rangeant une fiole de figue séchées. « Oui, monsieur ».

 

Snape renifla, ressemblant beaucoup à quelque chose comme ‘je le croirais quand je le verrai’.

 

« J’attends aussi que tu fasses un minimum d’effort dans ma classe. Horace n’a fait que tes éloges l’année dernière, et j’attends que tu sois aussi dévoué lors de mes cours ».

 

Harry réalisa où l’homme voulait en venir, et le regarda les yeux sérieux. « Plus de masques » promit-il. « Pour aucun de nous. Vous êtes toujours un batard odieux, et je suis le même Gryffondor insupportable, mais…rien du reste » Pas devoir faire semblant qu’il était mauvais dans sa matière. Ne pas prétendre qu’il détestait la présence de Snape. Ne pas mentir à ses amis sur le temps qu’il passait avec l’homme. Et Snape n’allait plus faire semblant de tout détester de Harry James Potter. 

 

« Rien du reste » confirma doucement Snape. Il marcha vers Harry, sous prétexte de vérifier la poudre de corne, mais plaçant une main sur l’épaule du Gryffondor. « Je suis fier de toi, tu sais » murmura-t-il, si bas que Harry ne l’entendit presque pas. Son souffle se coupa. Il les avait entendus une centaine de fois depuis la bataille, de tout le monde, mais…jamais de Snape.

 

« Je…tu penses que maman le serait ? » demanda-t-il, se mordant une lèvre, regardant l’expression de l’homme. Le regard de l’homme d’une manière qui le fit se sentir nu.

 

« Lily ne ferait que pavaner avec son fils, si elle était encore en vie » dit-il, un sourire en coin « Pas pour vos actions, même si elle en serait aussi fière. Mais a cause de l’homme que tu es devenu. »

 

Les yeux d’Harry le brulèrent, et il l’ignora. « Je…merci Severus » Il fit une pause, pensant à des mots qu’il n’avait jamais dits, pas au maitre des potions en tout cas. « Je ne serais pas en vie sans toi » Pas juste l’entrainement. Mais son aide dans le château, le seul adulte sur qui Harry avait pu compter alors que tout le reste partais en couille. Un œil constant et poussant Harry à faire mieux, de se redresser, d’apprendre de son travail et poussant les autres à faire de même.

 

« Ça n’aurais pas été le cas » confirma Severus « Mais ma vie ne valait pas la peine d’être vécue si je te laissais mourir. »

 

Incapable de se retenir plus longtemps. Harry se tourna, enlaçant le Serpentard au niveau de la taille, quelques larmes contre le t-shirt noir de l’homme. Doucement, les bras de Snape se refermèrent sur lui, son menton se posant sur la tête de Harry.

 

Ils mirent longtemps avant de retourner au rangement des ingrédients.

 

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Ils mangèrent le diner dans la cuisine, une dernière fois en famille.

 

Evidemment, ce n’était pas vraiment la dernière fois – ils reviendraient pour des visites. Au moins deux semaines par été, Sirius l’avait promis. Qu’importe la bataille que devenait la famille, avec combien d’enfants ils terminaient, qu’importe ce qu’était leurs vies, deux semaines, chaque été, pour la famille Black au complet.

 

« Tous est installé au manoir, Cissa ? » demanda Sirius, passant à sa cousine la bouteille de vin.

 

« Presque » dit-elle. « Je dois dire que c’est presque silencieux, de marcher dans le manoir toute seule. » Il y avait une pointe de tristesse dans sa voix. « Je vais devoir trouver un hobby. »

 

« Je pensais que tu avais déjà trouvé un hobby ? » fit remarquer Snape. « Se mêler des affaires de tout le monde. » Le ton était piquant, mais il fit rire Narcissa.

 

« Si tu ne voulais pas que je me mêle, Severus, tu ne m’aurais pas demandé de venir avec toi. »

 

« Aller où avec toi ? » demanda Remus, plissant des sourcils « C’est à propos de la course que tu as fait la dernière fois ? »

 

A la surprise de Harry, Snape rougit.

 

Sous la table, Draco agrippa la cuisse de Harry, et quand Harry leva les yeux vers lui, le blond semblait avoir eu une révélation. Harry allait lui demander de partager, mais Snape se remis à parler.

 

« J’allais le faire sur le ponton » claqua Snape, fusillant Narcissa du regard. « Mais quelqu’un vient de me rappeler que ce genre de choses pouvaient attirer le regard des moldus. Et insiste maintenant pour que ce soit fait avant de retourner à Poudlard. Au cas où je perde mon sang-froid.

 

La prise de Draco se resserra, presque douloureuse, mais Harry était toujours perdu avec ce qu’il se passait. Snape recula un peu sa chaise, faisant face à Remus. Le loup semblait tout aussi perdu que Harry.

 

« Je ne suis pas un homme enclin au geste dramatiques » dit Snape, la voix pleine d’émotions comme jamais l’avait entendu Harry. Remus se tendit, lâcha sa fourchette, reculant lui aussi sa chaise. « Pas plus que je suis doué avec les mots – a moins que ce ne soit pour détruire quelqu’un/ » Il sourit, et Remus aussi, partageant une sorte de blague. « Mais je suis chanceux, parce que malgré mes failles tu n’as jamais hésité à m’accepter comme je suis, chaque partie de moi. Tu m’as vu au plus bas, et j’espère vraiment que le reste est à venir. »

 

Les choses venaient de se rassembler dans le cerveau de Harry, et il n’était pas le seul, alors que Sirius marmonnait un « Oh putain » avant que Charlie ne le fasse taire.

 

Snape se leva de sa chaise, et posa un genou à terre devant Remus. Remus fit un petit bruit choqué en réponse, les yeux lui sortant du crâne. « Depuis nos adolescences avec aucune idée de ce que le monde pouvait offrir, je t’ai promis une vie ensemble, Remus Lupin. Ça a pris un peu de temps pour y arriver, mais…j’aimerais vraiment commencer cette vie avec toi si tu le veux bien. En tant que mon époux. »

 

Puis, de sa poche, il sorti une bague. Une simple bague en or, avec des gemmes noires incrustées tout autour. Il la tendit à Remus, son visage impassible – mais Harry pouvais voir l’espoir dans ces yeux noirs d’encres.

 

« Severus » souffla Remus en tremblant. « J’ai attendu vingt ans pour entendre ces mots, et ma réponse n’a pas changé. Oui, je t’épouserais. »

 

Pour la seconde fois dans sa vie, Harry vit Remus Lupin et Severus Snape s’embrasser, les mains de Remus autour des joues de Snape.

 

Personne ne pipa mot quand Snape passa la bague au doigt de Remus, l’embrassant une fois en place, se relevant pour se rasseoir. Puis Remus se tourna, semblant avoir dix ans de moins et souriant de toutes ses dents.

 

« Donc » dit-il, ramenant sa chaise vers la table. « Il y a quoi pour le dessert ? »

 

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Le matin du premier septembre était chaud, l’été restait tard, comme s’il avait conscient que les élèves de Poudlard n’avaient pas vraiment envie d’y retourner. Les fenêtre de la chambre de Harry étaient ouvertes en grand, et même comme ça les couettes avaient été repoussées au bas du lit par Draco battant des pieds. Son torse nu était pressé contre le dos de Harry, faisant la cuillère derrière lui, et Harry aurais pu rester là à jamais.

 

« Je ne veux pas me lever » dit-il. La chaleur du souffle de Draco lui réchauffait la nuque.

 

« Il est encore tôt » lui dit Draco, la main parcourant ses côtes. « On n’a pas à la faire. »

 

Ils restèrent ainsi un moment, Draco posant des baisers humides sur l’épaule de Harry, montant et descendant toujours la main sur sa peau, juste assez pour que sa peau le picote. Harry s’étira davantage, ce qui eut pour effet de coller ses fesses au membre tendu de Draco. Le Serpentard fit un petit bruit heureux, ses doigts passant aux tétons de Harry, même s’il n’alla pas plus loin. Il posa ses dents sur la peau sensible du coup de Harry, tirant un gémissement au Gryffondor. 

 

Ils continuèrent ainsi longtemps, ses hanches faisant des mouvements de plus en plus amples, ses jambes passant entre celles de Harry, qui se tourna légèrement pour qu’ils puissent s’embrasser. Un gémissement s’échappa de Harry alors qu’une main se refermait dans ses cheveux, des baisers redescendant le long de sa mâchoire jusqu’à ce qu’une langue se pose dans son cou. Draco poussa les hanches plus fort, une main sèche autour de Harry mais avec juste assez de pression sur l’extrémité pour faire couiner Harry. Des dents se posèrent sur sa pomme d’Adam, la pression de son désir montant en lui doucement.

 

Harry tendit la main derrière lui, posa la main sur la taille de Draco, l’agrippant par sa chemise en satin, le poussant à bouger plus fort, plus vite, plus. Le rythme entre la main sur son érection et du membre dur contre ses fesses était parfait. Les gémissements doux de Draco résonnaient à ses oreilles comme une supplique. Harry ferma les yeux, se penchant mentalement vers sa libération, espérant que chaque mouvement de la main de Draco soit parfait, il avait presque mal alors qu’il y était presque, ses cuisses se tendant, ses orteils se contractant, si prêt

 

BANG ! BANG ! BANG !

 

« Allez les garçons, on doit aller prendre les enfants à la Pottery et on ne veut pas être en retard ! » Sirius de l’autre côté de la porte, joyeux et probablement très conscient de ce qu’il venait d’interrompre, aussi chaleureux que le sceau d’eau glacée ressenti pour eux.

 

Harry grogna, sentent son désir mourir alors que la main de Draco était encore autour de lui, son copain roulant avec un bruit agacé.

 

« A chaque putain de fois » Grogna Harry, tentant de retrouver ses esprits, de comprendre comme une si délicieuse torture pouvait finir ainsi insatisfaite. « C’est comme s’il attendait, juste pour le pire moment. »

 

« Cela demanderais que ton parrain ait bien trop d’infirmation sur notre vie sexuelle que je ne veuille imaginer. » lui dit Draco. « Par Salazar, je vais le tuer un jour. »

 

« Je t’aiderais avec le corps » promit Harry. Il lança un Tempus informulé, son réveil ayant été envoyé à sa chambre de Grimmaurd. « Il se fout de ma gueule, il n’est même pas neuf heures ! Ne veux pas être en retard, je jure par merlin que je vais lui laisser une blague qui fera que Charlie ne voudra pas le toucher de la semaine ». Il y réfléchissait déjà, repassant mentalement sa liste de sorts, se demandant ce qui serait approprié – et qui n’avais pas de contre sort immédiat.

 

« Tu pourrais faire ça » souffla Draco, se redressant. « Ou tu peux venir avec moi dans la douche pour finir ce qu’on a commencé. »

 

En y repensant, c’était une bien meilleure idée que celle de Harry.

 

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Sirius était une boule d’énergie, parlait à mile à l’heure, demandant aux garçons s’ils avaient tout et rappelant à Harry d’envoyer Hedwige avec son contrat pour l’équipe d’Angleterre avant de partir, babillant alors qu’il patouillait une serviette entre ses doigts. Harry ne pouvait même pas lui en vouloir pour longtemps, et cela lui serra le cœur.

 

Lui aussi il était un peu stressé. Ils quittaient la maison, sa maison, son sanctuaire, et ils allaient embarquer pour Poudlard pour la dernière fois.

 

Il n’arrêtait pas de se dire qu’il était ridicule – il pourrais retourner visiter Poudlard littéralement n’importe quand, ils ne pouvaient pas le laisser dehors même s’ils voulaient. Et pour la première fois il n’avait rien à craindre dans le château, pas de directeur manipulateur ou de seigneur des ténèbres ou de pièges dans les recoins sombres.

 

Juste les cours, les amis et le Quidditch.

 

McGonagall avait raison – sans le poste de préfet en chef, il se serait tellement ennuyé.

 

Rassurant Sirius pour la centième fois que oui, il avait tout, et même si ce n’était pas le cas il pouvait demander à Ceri pour l’avoir ou juste transplaner à la maison pour le prendre lui-même, Harry termina son petit-déjeuner et se leva. Puis se figea.

 

Il avait laissé cet endroit pour l’année scolaire auparavant. Plusieurs fois. Alors pourquoi cela semblait horrible cette fois ?

 

Sirius passa un bras sur ses épaules, le tirant de sa rêverie. « Il est temps de rejoindre le grand monde, gamin » murmura-t-il. « Plus de cachette et prétendre qu’il n’existe pas du tout. »

 

Oh. C’était ça.

 

Harry ravala les larmes que menaçaient de sortir, hochant la tête. « Je vais envoyer Hedwige. » Il avait signé le contrat avec l’équipe d’Angleterre, juste après que Mme Frobisher l’a lu et ai vérifié qu’il ne soit pas piégé avec ces merdes de pubs à faires. C’était bon, et une fois que Andy l’aurait reçu, il serait officiellement attrapeur pour l’Angleterre.

 

Le grand monde effectivement.

 

Sirius le poussa, et comme Harry l’avait dit, il gratouilla Hedwige sur la tête avant de l’envoyer avec le parchemin à son pied. Puis il regarda une dernière fois sa chambre, et se frotta les yeux.

 

« Sale lion pleurnicheur. »

 

Il n’était pas certain de quand Draco était rentré, mais il était là, son visage plein de tendresse que son cœur se sera encore plus. « Je promets qu’un jour j’arrêterais de pleurer » blagua Harry, et Draco marcha jusqu’à lui, le tenant fort.

 

« Tu pleures autant que tu veux, amour » souffla-t-il, le bougeant pour qu’il puisse mettre son visage dans le cou du blond.

 

« On reviendra » continua doucement Draco. « Ta chambre sera toujours ta chambre. Personne ne te l’enlèvera. »

 

Comment il faisait toujours pour savoir ses pensées les plus profondes comme si c’était écrit sur son visage ? Il n’était pas si transparent quand même ? »

 

« je sais » murmura-t-il, même si c’était bien de l’entendre. « Et je vais avoir ma chambre à Grimmaurd aussi. Je sais que c’est mieux ainsi – on doit avoir une maison où inviter des gens. Les enfants ont besoin de ça, mais… »

 

« Mais cet endroit est aussi ta maison » termina Draco pour lui. Il pressa un baiser contre les cheveux de Harry, inhalant l’odeur de son shampoing. « Tu peux avoir plus d’une maison, Harry, ça va. »

 

Pour un garçon qui n’avait pas eu de maison du tout, cela semblait un concept étranger.

 

Finalement il se redressa, se racla la gorge et s’essuya les yeux. Il ne voulait pas prendre le train de Poudlard ainsi, comme s’il était un première année. Il était préfet en chef, il était supposé donner l’exemple.

 

« Va te rincer le visage » suggéra Draco. « Je vais descendre nos valises. « Oh, et je dois demander – quand est-ce que tu as récupéré ta cape ? »

 

Harry cligna des yeux, ses émotions bouillonnant en lui. « Ma quoi ? »

 

« Ta cape d’invisibilité. Je l’ai vu dans ta valise la nuit dernière et je voulais te poser la question mais j’ai été distrait. »

 

Il se figea, pensais à la pièce de tissus dans sa valise – toujours bon à avoir, au cas où – mais il pensa aussi à la pierre et à la baguette, tous les deux enfermées dans un de ses tiroirs de bureau cachés à Grimmaurd.

 

Pensant à la voix, à l’arrière de son esprit, qui ne partirait vraiment jamais.

 

« Oh, ça » Il se força à sourire « Elle est juste réapparu, après que Dumbledore soit mort. J’imagine que la magie familiale l’a ramenée. » Techniquement pas un mensonge.

 

Draco fronça les sourcils. « Bizarre » dit-il, puis il haussa les épaules. « Eh bien, ravi que tu l’ait récupéré. Je sais ce qu’elle vaut pour toi » Il se pencha et embrassa la joue de Harry. « Allez, prends une minute pour te reprendre. Sirius va faire un anévrisme si on tarde trop » Ils faisaient confiance à Tinker et Essie pour s’assurer que les quatre enfants aient fait leurs affaires et soient prêt à partir. Une fois partis, la Pottery serait de nouveau vide.

 

Pour l’instant.

 

Evidemment, Sirius les attendait à la porte quand ils descendirent. Snape ne semblait même pas meurtrier – mais il était de bonne humeur depuis la veille, évidemment.

 

Les élèves allaient se faire dessus s’ils voyaient Snape sourire au repas de bienvenu.

 

« Allez, allez ! » cria Sirius, Harry leva les yeux au ciel et sauta les trois dernières marches.

 

« J’arrive ! Garde tes cheveux ! »

 

Ceri se précipita hors de la cuisine, tenant des boites en métal à sandwich. « Ceri a fait les déjeuners des jeunes maitres et maitresses pour le voyage en train ! » dit-elle en tendant deux à Draco et Harry et les deux autres à Charlie.

 

Harry sourit. « Génial, Merci Ceri. On te revoit à Noël » Ceri serait, évidemment, rapatrié au Square Grimmaurd avec la famille. A ce stade, Harry ne savait pas s’ils étaient capables de s’en sortir sans la petite elfe.

 

Ceri hocha la tête, puis fixa son regard sur les deux garçons. « Les jeunes maitres restent en dehors des problèmes cette année » déclara-t-elle – une affirmation, pas une question. Sirius toussa pour ne pas rire.

 

« On fera de notre mieux, Ceri » promit Harry. Elle le regarda quelque seconde avant de hocher la tête, satisfaite.

 

« Ceri va à l’autre maison et attendre les petits maitres et maitresses » Elle était ravie à l’idée d’avoir de jeunes enfants à s’occuper.

 

« Parfait, on se revoit là-bas » dit Charlie « On y va. »

 

Tous ensembles, les sept partirent de la maison. Harry regardant une dernière fois la maison où il avait pu expérimenter la liberté, et ils allèrent derrière les barrières.

 

« Qu’est-ce qui va se passer pour Buck ? » demanda Harry, regardant l’Hippogriffe dormir dans l’herbe. Ils n’allaient pas le laisser seul ici, pour toute l’année ?

 

« Oh, je vais le ramener à Hagrid à l’occasion » rassura Sirius « Je pense qu’il a fait son temps en tant que fugitif. »

 

Harry pouffa « Même s’il l’est toujours, on a un nouveau ministre » blagua-t-il.

 

Ils transplanèrent à la Pottery, et les portes s’ouvrirent directement à la présence de Harry.

 

« Alors c’est ta maison ? » demanda Draco alors qu’ils remontaient le chemin, un sourcil levé.

 

« Oh oui, j’ai oublié que tu n’étais jamais venu » Ils n’en avaient pas eu besoin. « Yep, la voilà. La maison de famille des Potter » Notre maison, il ne le dit pas, mais c’était clair dans le regard qu’il envoya à Draco.

 

 Le Serpentard regarda la maison, puis hocha la tête, un petit sourire aux lèvres « ça le fera » dit-il.

 

Heureusement, les elfes avaient effectivement préparé les affaires des quatre enfants. Amy et Tahan pleuraient déjà, le cœur brisé à l’idée de voir leur grande sœur partir jusque noël. Même l’excitation de voir Sirius et Charlie ne les calmèrent pas.

 

« Allez les chéris » souffla Charlie, laissant les deux lui entourer les jambes. « On va envoyer tout le monde à l’école et ensuite on rentrera pour décorer vos nouvelles chambres, et ensuite on jouera un peu au Quidditch, ça vous va ? »

 

Grace à des sorts bien trouvés et un peu de travail sur la pierre de propriété, Sirius était parvenu à transformer le toit de Grimmaurd en jardin avec un mini terrain de Quidditch. Ce qui était donc devenu le passe-temps préféré des deux enfants, donc ils arrêtèrent de renifler.

 

« Tout le monde est prêt ? » vérifia Sirius. Alors qu’il vérifiait une dernière fois la liste de Nashira, Harry se glissa vers les deux elfes.

 

« Merci à vous deux, pour tout. Vous vous êtes surpassés l’année dernière. Devoir veiller sur autant de gens, sans même une plainte. Le monde ne méritait pas les elfes de maisons. « S’il y a quelque chose que je peux faire pour vous… »

 

Les deux elfes partagèrent un regard, mal à l’aise aux remerciement de leur maitre. « Nous faire ce qu’on nous demande, Maitre Harry » dit simplement Tinker.

 

« C’est bon de voir que la maison est utilisée » confirma Essie, même si on avait l’impression qu’elle allait se reposer pour les semaines qui arrivaient. « Est-ce…Maitre Harry reviendra ? » Ses grands yeux étaient pleins d’espoir. Le cœur de Harry se serra – ils avaient été si longtemps seuls, avant qu’il n’arrive.

 

« Je passe les vacances de noël avec la famille Black » dit-il, voyant les deux elfes se replier. « Mais après nos diplômes Draco et moi prévoyons d’emménager ici. En fonction du Quidditch ». Ils avaient pensé à prendre un appartement, mais honnêtement avec le nombre de propriété à leurs dispositions et le temps qu’ils passaient réellement à la maison, ça semblait ridicule.

 

Les deux elfes furent contents de la nouvelle, s’inclinant devant Harry avant de disparaitre quand il leur dit au revoir.

 

Ils allaient surement profiter des quelques mois de repos, après l’année qu’ils venaient d’avoir.

 

Alors que le groupe marchait pour aller transplaner, Harry couru un peu pour les rattraper, juste derrière Frankie et Remus. Il n’avait pas voulu écouter, mais il les entendait parler…

 

« Severus et moi, nous allons nous marier » disait Remus, semblant ravi du concept. Frankie cligna des yeux, et sa mâchoire se serra de cette manière impassible qu’avaient les Serpentard pour boucler leurs émotions.

 

« Oh » dit-il « …vous allez avoir des bébés bientôt alors ? »

 

Remus se mit à tousser d’un coup, ses yeux ronds. « Je – eh bien, on, euh – c’est un peu plus compliqué pour deux hommes, tu sais. On – c’est quelque chose qu’on envisage. »

 

« Oh » répéta Frankie.

 

« Mais » continua Remus, prudent. « Tout bébé théorique aurais…il devraient faire avec un grand-frère. »

 

La mâchoire de Frankie se sera encore plus. « Harry s’en sort plutôt pas mal »

 

Le cœur de Harry se serra de joie.

 

« Oui » confirma le loup « Mais on pensait aussi que tu n’étais pas mauvais non plus. »

 

La seule réaction de Frankie fut une brève inspiration, des yeux s’écarquillant légèrement, et un demi pas d’hésitation.

 

« Tu as toute l’année scolaire pour décider » finit par ajouter Remus. « Et tu peux venir nous en parler quand tu le souhaite. Tu peux passer Yule au château, ou venir avec Nash et les autres. Et cet été, si tu le veux ou pourra te recueillir »

 

« Recueillir ? » demanda Frankie. « Pas adopter ? »

 

Maintenant c’était Remus qui semblait légèrement surpris.

 

« On ne savait pas si tu voulais une adoption » admit-il « Mais on aimerait bien » Une mains gentiment tendue vers un Serpentard coincé des émotions, Remus lui tapota l’épaule. « Tu n’as pas à décider maintenant. Réfléchis-y. »

 

Tandis qu’ils arrivaient au portails, Frankie était silencieux et pensif.

 

« On s’accroche les enfants » averti Sirius, s’assurant que chaque enfant soit avec un adulte. Il tenait Amy, et elle se sera contre lui pour se préparer à la désagréable sensation de transplanage.

 

Harry sourit, attirant Draco à lui par la taille « On s’accroche » répéta-t-il dans l’oreille du blond, avant de les faire transplaner.

 

Ils réapparurent sur l’endroit désigné du Quai 9 ¾ et Draco le fusilla du regard. Harry l’embrassa sur le nez – juste au moment où Charlie apparaissait avec Tahan, et le petit garçon fit un bruit de dégout. « Vous êtes dégueu » dit-il.

 

Avec un rire, Harry sorti de la zone, gardant son bras autour de la taille de Draco, l’embrassant doucement sur la joue. « Yep » dit-il fièrement « Tellement dégueu ».

 

« Vous n’arrêtez donc jamais ? »

 

C’était Ginny, ses cheveux rasés de prêt et l’anneau de son nouveau piercing relié par une chaine à son lobe. Elle les guida jusqu’au reste du groupe des Weasley/granger – tout le clan était venu pour voir les cadets aller à l’école. Les parents de Hermione derrière eux.

 

« Tu as vécu avec nous un mois, tu sais que non » blagua Harry, juste pour voir l’air scandalisé sur le visage de Mme Weasley.

 

La plateforme était remplie de bruit et de couleurs – bien le contraire de ce que ça avait été l’année d’avant. Harry était barbouillé rien que d’y être, sa mélancolie se mélangeant à son excitation.

 

Plus bas sur le quai il vit ses amis, saluant leurs familles et se disant bonjour entre eux, comme s’ils ne venaient pas de boire et de danser ensemble à la fête de victoire d’Amelia. La ministre elle-même était là, serrant Susan contre elle et ne semblant pas vouloir la laisser partir. Quand elle la lâcha, elle agrippa ensuite Theo, le tenant jusqu’à ce que le Serpentard pose une main hésitante dans son dos.

 

Harry se sourit, revenant à sa petite fête. Sa propre famille.

 

Ils étaient tous là, chacun d’eux. Eh bien, excepté le couple Tonks, quelqu’un devait bien tenir le ministère pour que Amelia et Percy puisse faire partie du convoi à Poudlard.

 

Normalement, Remus et Severus auraient dû prendre de l’avance, mais les deux hommes voulaient voir les départs de Harry et Draco pour la dernière année. Et puis, Snape voulait aussi faire croire aux étudiants par sa présence sur les quais que la malédiction du poste de défense avait encore marché et qu’il ne leurs enseigneraient plus.

 

« Allez » annonça Sirius. « Commençons les câlins maintenant, où vous n’entrerez jamais dans ce train à temps » Il ouvrit ses bras pour Nashira, qui lui sauta presque dessus.

 

Harry commença avec Charlie, faisant une fausse grimace quand le roux lui ébouriffa les cheveux. « Amuse-toi gamin » dit-il « Et ralenti un peu pour une fois, hein ? Je jure sur merlin que tu vas à cent à l’heure, tout tourne autour de toi. Juste…ralenti un peu. Profite de tout. Crois-moi, tu le regretteras si tu ne le fais pas. »

 

Il regarda le train, et Harry se demanda s’il avait des regrets de ses années à Poudlard. « Et aussi, garde un œil sur Nash pour nous » Ses fossettes revinrent avec son sourire. « Tu es un grand-frère maintenant, ne l’oublie pas. »

 

Comme si Harry pouvait l’oublier alors que son cœur se réchauffait à chaque fois qu’il pensait à ses adelphes.

 

Snape ne faisait pas de câlin, pas en public, donc Harry eu un mouvement sec du menton. Narcissa par contre faisait des câlins, et l’embrassa sur les deux joues. « Veuillez l’un sur l’autre » fut son seul conseil.

 

Remus l’enlaça aussi, même s’ils se rêveraient dans quelques heures. « On est si fier de toi chiot » souffla-il, le nez contre la tempe de Harry. « Je suis content de pouvoir te voir en personne briller lors de ta dernière année. »

 

Cela serra la gorge de Harry, et il se changea rapidement les idées en allant vers le groupe de Weasley tentant de faire un câlin à Fred et Angelina en même temps. George était trop occupé à enlacer Blaise comme s’il ne le verrais plus jamais. « Assure-toi de laisser une bonne équipe derrière toi » lui dit Angelina. « On doit laisser des chances à Gryffondor de continuer à gagner. »

 

Harry, qui avait enfin décidé de créer cette équipe de remplaçant cette année pour ensuite confier le badge de capitaine à Ginny l’année prochaine, le lui promit sans soucis.

 

Les câlins de Bill et Fleurs furent bref, et finalement George se décolla de son copain pour venir voir Harry. « Fais leur la misère gamin » dit-il malicieux, glissant merlin savait quoi dans la poche de Harry en même temps. « Si toi ou Neville n’utilisez pas vos pouvoirs pour des méfais, on vous déshérite. »

 

« Bon à savoir » dit Harry en reniflant. Il était certain que tous les deux avec leurs habilités à marcher à travers les murs, ils allaient pouvoir trouver quelque chose. Pour garder un peu McGonagall sur ses gardes.

 

Percy préféra lui dire au revoir en lui serrant la main et lui disant de ne pas oublier la prochaine réunion du Magenmagot, ce qui pour Percy était presque une déclaration d’amitié éternelle. Il évita rapidement Mme Weasley qui était occupée à enlacer Hermione, et Harry alla se tenir devant Arthur, mal à l’aise.

 

« Oh, viens ici » murmura l’homme, enlaçant Harry sans hésitations. « Je te l’ai déjà dit, tu seras toujours un de mes garçons » promit-il « Maintenant sois sage, et travaille dur. » Ses yeux étaient brillants quand ils se séparèrent.

 

« Oui monsieur » dit Harry en hochant la tête vigoureusement.

 

Enfin, il fit face à Sirius. Il n’y avait pas besoin de mots entre eux, juste un câlin désespéré. Harry refusa de pleurer encore ce matin, et il y parvint miraculeusement, la gorge serrée. « Tu reviens de loin, gamin » souffla Sirius. « Juste encore un peu à tenir ». Il pressa ses lèvres sur les joues de Harry, et ses yeux se firent joueurs alors qu’il s’écartait. « Si je n’ai pas une lettre de McGonagall me disant que tu es dans les problèmes d’ici la fin du trimestre, je serais très déçu » dit-il, et Harry rigola, l’enlaçant une dernière fois.

 

« Toujours dans les histoires, comme toujours » dit-il « Honneur de maraudeur. »

 

« Ça c’est mon garçon ! » Sirius lui serra l’épaule.

 

« Je te revois à Yule, Papa ».

 

L’animagus cligna rapidement des yeux, un sourire aux lèvres. « On se voit à Yule, fils ». Puis il fit une pause. « Mais tu as le miroir si tu as besoin de moi. Ou si tu veux juste parler. Garde Hedwige pour le reste de la famille. »

 

« J’appellerais une fois par semaine, promis »

 

Harry du répéter cette promesse aux jumeaux accrochés à ses jambes, et puis le train siffla, la brume sortant déjà de sa cheminée. Les autres faisaient de même, se disant au revoir et montant dans le train, ayant hâte de retrouver leurs amis dedans. Nashira et Frankie disparurent rapidement, pour aller trouver leurs amis qu’ils n’avaient pas vu depuis plus d’un an.

 

Faisant des gestes vers sa famille une dernière fois avant que le train ne disparaisse au loin, Harry serra la main de Draco et s’éloigna de la fenêtre. 

 

« Voilà le vrai défi » déclara Ginny « Tenter de trouver comment tous nous faire tenir dans un compartiment. »

 

Harry regarda autour de lui. Leur groupe avait un peu grandis. « On trouvera bien. » dit-il avec assurance.

 

On trouvera bien’ termina par deux compartiments côte à côte, remplis d’occupant faisant des allées et venues entre les deux. Pour la première fois, Harry ne put pas éviter la réunion des préfets – il marcha avec Susan, leurs badges portés fièrement à la poitrine. Le patch de l’œil de Susan était jaune avec « Préfète en cheffe » en grosse lettre noir, au cas où quelqu’un n’avait pas eu l’info.

 

Regarder Hermione devoir ravaler sa langue à sa vue valait tout l’or du monde.

 

Avec les quelques préfets de cinquièmes années assignés à la surveillance, ceux de septième et de sixièmes purent retourner à leurs compartiments. Harry s’assura d’arriver derrière Sullivan, tapotant lae Serdaigle sur l’épaule.

 

« Hey Harry ! » salua-t-iel joyeusement. « Prêt pour ta dernière année ? »

 

« A ce sujet » répondit Harry, faisant un geste de réflexion « Maintenant j’ai une question pour Sullivan Fawley » dit-il doucement, regardant son sourcil se lever. Harry tourna malicieux « Est-ce que Justin Finch-Fletchley embrasse aussi bien que la rumeur le dit ? »

 

Sullivan pâlit, puis devint rouge. « Quoi – personne n’était là, on a vérifié ! »

 

« Qu’est-ce que tu veux dire ? Vous étiez au milieu de tout le monde ! » Le regard Serdaigle tourna à la panique.

 

« Attends. De quelle fois est-ce que tu parles ? » demanda-t-iel, et Harry leva les deux sourcils d’un coup.

 

« Je voulais dire le mariage. Combien de fois il y a eu au juste ? » demanda-t-il intéressé. Sully jura.

 

« Plusieurs » dit-iel succinctement.

 

« Assez pour confirmer les rumeurs ? » demanda Harry de manière salace. Sullivan laissa échapper un ‘mip’ puis se tripatouilla les cheveux.

 

« Peut-être. Okay. Oui. Il y en a eu plusieurs. Et – et j’espère qu’il y en aura encore » Puis iel sourit doucement. « Et aussi, les rumeurs sont sous-évaluées. »

 

Harry siffla, tapant l’épaule de lae Serdaigle. « Allez Sully » taquina-t-il, s’attirant un grognement.

 

« N’en parle à personne ? » supplia-t-iel. « Je – on se découvre encore. »

 

Ça sonnait comme s’ils avaient encore beaucoup à découvrir, mais Harry n’allait pas planter son nez, pas autant.

 

« Ton secret est gardé avec moi » promit-il. Sully fit un bruit soulagé.

 

Au moment où ils arrivèrent à leurs compartiments, plus aucune travée de leurs conversations n’était sur leurs visages.

 

Harry n’avait pas réalisé qu’il avait tant d’amis dans les années d’avant lui, ou ceux de ses autres amis, jusqu’à ce qu’ils passent tous pour les saluer. Evidemment, cela les aidaient d’avoir avec eux Ginny, Luna et Sullivan, mais il y en avait aussi d’autres.

 

Beaucoup des membres de l’AD semblait presque déçus de réaliser que la fin de la guerre voulait dire plsu d’entrainement.

 

« On peut toujours faire un groupe de révision » assura Harry à tout le monde. « Mais je connais le professeur de défense de cette année, et honnêtement, vous n’aurez pas besoin de mon aide. »

 

Quand on lui posa des questions, il resta fermé sur le sujet, même des amis proches. Il n’allait pas gâcher la surprise de Remus.

 

Changer de robes fut un peu plus bizarre avec autant de monde dans la pièce, mais ils y parvinrent avec la magie. Les septièmes années devinrent silencieux ensuite, et les sixièmes firent de même par compassion.

 

« Allez, reprenez-vous » dit finalement Ginny, perchée sur les genoux de Neville et regardant leurs visages solennels. « Au moins cette fois vous pouvez avoir une année complétement normale à Poudlard. »

 

Ils se regardèrent tous, et hurlèrent de rire en même temps.

 

« A quoi est-ce que ça ressemble ça ? » s’exclama Pansy, secouant la tête. 

 

« Je pense que tu pousses un peu trop ta chance » dit Hannah « On a toujours les aimants à problèmes ici »

 

« Hey ! » protesta Harry indigné « Rien de tout ça n’était de ma faute ! »

 

« La plupart » osa Parvati, un sourire léger aux lèvres. Elle et Lavande avaient disparu un moment, prenant le temps de parler de Padma lors de leurs derniers voyages en train, mais elles étaient de retour et tentant de rester dans l’humeur du jour.

 

Cela serait dur, de tellement de manières. Mais ça irait.

 

Quand le train arriva à la station de Pré-au-lard, personne ne bougea. Finalement, Harry se leva, poussant Draco contre la fenêtre. « Allez » déclara-t-il, forçant un sourire. « McGonagall va nous tuer si on est en retard au repas. »

 

Ils firent tout ensembles, réduisant leurs valises pour les mettre dans leurs proches et sortir du train. Hagrid leurs tendis des torches, et fit des gestes joyeux de la main en direction de Harry et de ses amis. Susan et Harry restèrent derrière, pour s’assurer que tout le monde était descendu du train, qu’aucun pauvre premiers année n’était laissé derrière alors que Hagrid larguais les amarres.

 

Ils restèrent debout a attendre les deux derniers carrosses où Draco et Theo, ainsi que Daphné, Ginny, Neville, Luna et hannah.

 

Il était partagé, mais il savait ce qu’il devait faire.

 

« Va avec les autres » dit-il à Draco, l’embrassant doucement. « Je dois faire ça avec eux. »

 

Draco, parce que c’était la meilleure personne au monde, compris totalement. « Tu viens me voir après le repas » demanda-t-il et Harry lui sourit.

 

« Je peux marcher à travers les murs, mon amour » dit-il « Je peux venir te voler quand je veux dans la nuit. »

 

Les yeux de Draco pétillèrent, et il ne résista pas à un dernier baiser « J’aime cette idée » dit-il.

 

Ils se séparèrent, Draco allant avec Theo et les trois autres filles, tandis que Harry suivait ses camarades héritiers. « On y va ? »

 

Hannah fut installée la première, son fauteuil s’ajustant au siège de la calèche. Puis les trois autres suivirent. La calèche commença à rouler, ils joignirent leurs mains, tous les quatre, attendant le moment de franchir les barrières.

 

Ils les virent avant de les passer. Brillant au loin, vibrant sous la lumière des fenêtres, le château de Poudlard était grand et fier et toujours le même malgré le monde autour. Harry avait eu peur d’être blessé, en le voyant après tout ce temps, se souvenant des morts et de la destruction qui était arrivée ici. Et c’était le cas, un peu.

 

Mais c’était bien aussi. Des choses incroyables se passaient à Poudlard. Des choses merveilleuses arrivaient à tout le monde à Poudlard, et ça continuera bien après que Harry soit parti. Poudlard vivrait bien après eux tous, un refuge pour les jeunes gens, quelque part où ils seraient en sécurité avec la magie dans leurs sangs.

 

Tous les quatre frissonnèrent au même moment, passer les barrières ressemblait à rentrer dans un bain chaud, comme saluer un ami de longue date, comme la maison.

 

Ils continuèrent à se tenir les mains, tout le chemin jusqu’au château.

 

« Une année normale » murmura Neville, semblant choqué de ce concept. « Qu’est-ce que c’est ? »

 

« Aucune idée » répondit Harry, rencontrant le regard de son ami, sentant Luna collée à lui, surprenant le sourire éternel de Hannah. « Mais j’ai vraiment hâte de le découvrir. »

 

Comme Draco l’avait dit, il pouvait avoir plus d’une maison.

 

Et Poudlard serait toujours l’une d’elles.

Notes:

J'ai eu les larmes aux yeux en terminant cette traduction. Je les ai une nouvelle fois en vous la postant.
En espérant que cette histoire vous aura autant plu qu'a moi.

J'ai posté toute la fin plus vite que prévue (j'imagine que ça ne vous gène pas) mais je voulais la poster le 28/10, parce que j'ai commencé à la traduire le 28/01 et que je trouvais que ça faisait une belle boucle.

Peut-être à plus sur une autre traduction !

(Si vous revoyez des updates plus tard, ce sera juste moi revenant pour cette correction que j'ai promis et qui manque cruellement par endroit.)