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La sonnette de la porte d'entrée fit sursauter Vox. Il n'était toujours pas habitué à ce nouveau penthouse flambant neuf, bâti dans le quartier des divertissements.
Alastor lui avait fait construire cet endroit après qu'un orage ait fait cramer le système électrique de son vieil appart et provoqué un incendie qui avait détruit toutes ses affaires, le laissant à la rue sans rien. Le loyer étant plus cher, Vox avait d'abord refusé l'offre mais Alastor avait promis qu'il se chargeait des questions d'argent, et Vox y avait vu une opportunité de faire des économies. Alastor s'était chargé pour lui de meubler l'appartement, et même si au début, sa générosité avait été difficile à accepter, Vox avait fini par s'y habituer.
Vox avait des ambitions. Avec la création de Voxtek, il comptait bien dominer le monde de la télévision, avant de s'attaquer à d'autres secteurs. Mais tout cela demandait des fonds...
C'était l'une des raisons pour lesquelles il avait approché le démon de la radio au début.
Ce dernier avait d'abord refusé tout partenariat...avant de se raviser pour une proposition plus...complexe. Quelque chose que Vox avait encore du mal à définir : cela ressemblait à la fois à un accord financier mais également à quelque chose de plus intime qu'il n'osait nommer.
Vox se leva de son canapé et alla ouvrir.
Il n'y avait personne. Mais sur le seuil, posé sur le paillasson, l'attendait un petit colis.
Vox n'avait rien commandé. Il prit le carton et l'examina sous toutes les coutures, sans parvenir à déterminer son expéditeur ou son contenu.
Il retourna dans le salon pour déballer la boîte en attaquant le scotch avec ses griffes. À l’intérieur, un sachet rose d'une marque de lingerie fine.
L'écran recouvert d'un filtre bleu d'embarras, Vox en sortit une culotte en dentelle rouge.
Et agrafée dessus, une note manuscrite.
"Je suis sûr qu'elle t'ira à ravir."
Signé d'un élégant A majuscule.
Vox a la sensation qu'il va entrer en combustion tant la gêne lui chauffe l'écran.
Alastor ne lui a jamais demandé de faire des choses pareilles. Certes, il l'a déjà emmené en rendez-vous, au restaurant, au cinéma, ou à bord d'une calèche, mais leur relation est toujours restée...platonique.
Non pas que l'idée qu'elle puisse évoluer dans une autre direction ne l'avait pas effleuré. Au contraire.
Souvent, Vox avait regretté qu'Alastor se contente de lui tenir la main. C'était bien trop sage ! Il voulait plus !
Mais Alastor payait déjà pour son appartement alors il ne pouvait en réclamer davantage.
Ça ne l'empêchait pas d'espérer quand même. Son coeur se mit à palpiter en réalisant que ses sentiments n'étaient pas complètement à sens unique.
Alastor l'avait visualisé en petite tenue. Il avait écrit que ça lui irait bien, cela voulait donc dire qu'il se l'était imaginé.
Cette pensée rendit Vox tout excité.
Alors il se rendit dans sa chambre et enfila prestement le cadeau, abandonnant ses habits au sol. Il se planta devant le miroir de son dressing et releva sa chemise pour mieux contempler le sous-vêtement. C'était parfaitement à sa taille, ça moulait son sexe et ses fesses sans être trop serré. Il se mit de profil en cambrant les reins, admirant la courbe de son derrière.
C'était sexy. La dentelle rouge contrastait à merveille avec sa peau sombre. Cela mettait en valeur l'arrondi parfait de ses fesses et la finesse de sa taille, sans omettre la bosse conséquente de son entrejambe. C'était clairement taillé pour un homme mais cela lui conférait un charme qu'il considérait de quasiment féminin. Ça lui plaisait beaucoup.
Il passa une main sur le tissu léger jusqu'au creux de ses reins, puis souleva davantage sa chemise pour se caresser le ventre puis la poitrine. Ses griffes effleurèrent un téton et il tressaillit de plaisir.
Il se sentait désirable ainsi. Était-ce comme ça qu'Alastor voulait le voir ?
Il retira son haut et grimpa à quatre pattes sur le lit.
Comment Alastor réagirait-il en le voyant ainsi ? Est-ce qu'il aurait envie de lui ? Envie de le prendre ?
Vox n'avait jamais été avec un homme auparavant, mais si c'était avec Alastor ça ne lui posait pas de problème. Il imagina les mains fermes d'Alastor sur les hanches pendant qu'il le prendrait par derrière...
L'idée le fit gémir et il pressa son visage contre le lit en remontant les fesses, offert.
Il bandait. La culotte devenait trop étroite pour son sexe turgescent, dur et épais qui pointait contre ses abdos.
Si seulement les doigts fins d'Alastor pouvaient venir la lui retirer en la faisant lentement glisser sur ses cuisses glabres...si seulement il pouvait le toucher de cette manière, sans fausse pudeur, et enfin prendre ce qu'il désire...
Comme Alastor n'était pas là, Vox s'en chargea à sa place. Il baissa la culotte pour offrir ses fesses à l'Alastor de son imagination. Il entendait presque ses compliments salaces, tellement différents de l'apparence de gentleman qu'il cultivait habituellement.
Il voulait qu'Alastor perde le contrôle. Il voulait le rendre fou, l'aguicher et le faire céder à ses instincts les plus primaires.
Sa main se referma sur son sexe. Il était en manque. Personne ne l'avait touché depuis qu'il était arrivé en Enfer et cet infâme démon de la radio le traitait comme quelque chose de si précieux qu'il n'osait même pas l'embrasser.
Alors que Vox en crevait d'envie ! Il voulait qu'Alastor prenne ce qui était à lui pour une fois. Pourquoi est-ce qu'il le torturait ainsi, à le séduire sans jamais faire quoique ce soit ? Comme si Vox en avait quelque chose à faire qu'ils soient deux hommes ! Ils étaient déjà en Enfer et Vox voulait Alastor, il le voulait tellement...
Il enfouit son visage contre les couvertures et se masturba frénétiquement en pensant aux lèvres d'Alastor sur les siennes.
Derrière le miroir où se reflétait la silhouette lascive de Vox en train de jouir, une ombre cornue se faufila sur le sol pour disparaître sous la porte pour aller rendre des comptes à son maître.
Il y avait beaucoup à lui raconter et encore plus à lui montrer.
