Actions

Work Header

Trop petit

Summary:

Les vêtements de L ont fini par devenir trop petits

Pour le plus grand plaisir de Corvault

Notes:

Cette histoire fait partie des challenges « Challenge smut » et « Marspreg » du Discord "Le Petit Salon d'Ecriture", dont les thèmes étaient :

- Dicklit
- Différence d’âge
- Prise de poids
- Achat pour le bébé

Vous pouvez retrouver le lien du Discord ici : https://discord.gg/7ZQUXTdE

(See the end of the work for more notes.)

Work Text:

Ses vêtements sont devenus trop petits.

C’est un constat qu’il ne peut plus vraiment nier désormais. Les vieux haillons qui ont toujours suivi chacun de ses pas, comme une seconde peau, ne lui vont plus. Oh, ça faisait un moment qu’il se sentait serré dans cette tenue qui l’a longtemps accompagnée. Mais rien de bien dérangeant, il avait mis ça dans un coin de sa tête sans s’en inquiéter. Sauf que repousser le problème n’a pas vraiment aidé L. Le problème lui est retombé dessus et ces vieux vêtements qu’il appréciait tant ont fini par céder. Il a fallu qu’il enfile le sweat pour que le dessous des bras craque. Il a fallu qu’il mette son pantalon pour sentir la couture d’une des jambes craquer à la limite de l’irréparable. Sans parler de la veste, dont les boutons ont décidé de tous démissionner, craquant sous le poids de son ventre…

Oh, L a bien remarqué qu’avec son retour à la civilisation, sa silhouette amaigrie commençait à reprendre de son aspect d’antan. Mais c’est la grossesse qui a fini par faire céder sa vieille tenue.

Son ventre s’arrondit avec les mois, il a l’impression que sa poitrine a grossi elle aussi, suivant le schéma logique de son corps. C’est étrange comme observation. Le genre d’observations qui le pousse à s’observer dans le miroir. Son corps change. Son corps… Est-ce qu’il ressemble au corps qu’avait cet homme, par le passé ? Celui qui a tant marqué Kalos par une main de fer ? Son flot de pensées est bien vite interrompu quand il entend frapper à sa chambre. Ah oui, depuis qu’il vit au Clan Dérouillard, L voit le chef du syndicat du crime lui apporter son déjeuner tous les matins. L’horaire est le même à chaque journée. Corvault a un emploi du temps millimétré mais n’oublie pas sa petite routine.

« Attends une seconde. Je ne me suis pas habillé.
- Depuis quand t’es pas habillé à c’t’heure-là ? Demande le plus jeune, habitué à voir L respecter sa routine.
- C’est que… Je ne rentre plus dans mes vêtements. »

Il ne s’attendait pas à voir Corvault entrer d’un coup, déboulant dans la pièce comme si la situation présentait un état d’urgence impérative. Sans se soucier une seconde de la possible intimité dont voudrait L, celui à lunettes l’observe de haut en bas. Rien de bien glorieux à le voir dans des vêtements déchirés, mais ça n’empêche pas le chef de clan d’observer l’ancien vagabond, bouche bée.

« Q-Quoi ?!
- Ça a l’air de te choquer.
- Évidemment que ça m’choque ! T’as toujours gardé les mêmes fringues ! »

Il en essuie même ses lunettes pour savoir s’il voit bien. Nul ne peut le tromper, L est bien dans des vêtements qui ressemblent plus à des chutes de tissus désordonnés qu’à une vraie tenue digne de ce nom. Du moins, encore plus que d’habitude : le plus jeune a toujours pensé que le plus âgé manquait cruellement de style et qu’il mériterait d’avoir des vêtements à sa taille, dignes de l’homme qu’il est. Sauf que voilà, L n’est pas du genre à se penser digne de quoi que ce soit. Une bataille de style vestimentaire silencieuse s’était lancée entre les deux hommes et pendant longtemps Corvault pensait devoir s’avouer vaincu et céder. Voilà que le destin en a décidé autrement… À moins que ce soit le petit être grandissant en L qui a donné un coup de pouce à son autre père.

« Je suppose que je vais devoir en changer.
- Ouais bah tu supposes bien.
- Désolé pour le dérangement mais… Aurais-tu quelque chose pour remplacer mes vêtements ? »

Pour le plus grand, cette question est trop, trop abuser de la gentillesse de son hôte. Mérite-il vraiment de recevoir une telle attention, en plus de toutes celles qu’il lui donne déjà ? Il lui a donné un foyer, un endroit où rester, de quoi être nourri sans se poser de questions, il lui a même offert quelque chose qu’il ne pensait pas recevoir un jour avec l’existence de cette petite vie grandissante. Ne lui en demande-t-il pas trop en lui demandant des vêtements ?

Pour le plus jeune, c’est comme si on rattrapait des années de cadeaux de Noël qu’il n’a jamais pu recevoir. Un grand sourire aux lèvres, il pose le plateau du petit-déjeuner et repart sous l’œil curieux de L. Il ne lui faut pas longtemps pour revenir avec un costume. Pas bien différent du code vestimentaire du Clan Dérouillard au final : un grand costume noir et une chemise grise avec un motif violets de picots. Vêtu ainsi, L passe pour monsieur tout le monde, en soit. Enfin, si tout le monde peut tomber enceint et être le partenaire du chef du Clan, bien entendu…

« C’est à la taille de Gypso. Ça devrait t’aller. »

Les deux hommes ont une carrure assez similaire, à la différence que la silhouette de L est un peu plus élancée. L’homme aux haillons enfile le costume et… Oh. Pas mal du tout. Les vêtements sont serrés, mais ils épousent plutôt bien les formes de l’homme qui les porte. L semble prendre un certain temps à s’observer, comme s’il se redécouvrait. Tel un Pokémon reptile, il a l’impression d’avoir changé de peau. Il n’est plus vraiment l’homme aux haillons. Non, il est un tout autre homme et c’est une nouvelle version de lui qui se dessine sous les yeux observateurs d’un plus jeune.

« Ça a l’air de te plaire.
- J’ai longtemps attendu ça. »

Il a une voix bien différente de ce que L lui connaît, un air presque plus enfantin, comme celui d’un gosse qui a enfin son jouet. Depuis le temps que cette histoire de costume lui tient à cœur… Avec du recul, peut-être que cette tenue n’est pas si mal.

Peut-être qu’elle est parfaite pour commencer une nouvelle partie de sa curieuse existence.

Il n’a pas fallu longtemps pour savoir quels sont les problèmes de cette nouvelle tenue.

Oh, le costume est parfait. On sent qu’il a été fait sur mesures, dans le moindre détail, par un tailleur qui s’y connaît et qui a intérêt à s’y connaître dedans s’il ne veut pas risquer sa vie. Il a été fabriqué par les mains expertes et rien qu’en touchant la matière on sent que la tenue n’a pas été faite au hasard. Bref, elle est parfaite… Mais pour celui qui la porte, c’est différent. Pas qu’il veuille être ingrat envers celui qui l’a habillé, mais il y a un souci avec les vêtements donnés. La taille aurait été parfaite avant la grossesse…

Mais avec son corps changeant, c’est pas vraiment ça.

La veste passe encore, il a du mal à la boutonner mais il est encore possible de la mettre sans se sentir serré aux bras. Mais le reste de la tenue… C’est autre chose. La chemise le serre, collée à ses seins grandissants qui paraissent plus gros à chaque fois qu’il l’enfile. Il se demande encore quand sera le moment où elle craquera sous l’effet de cette poitrine qui se fait de plus en plus plantureuse. Pareil pour le pantalon, qui le serre et moule le bas de sa silhouette un peu trop. Mais le pire reste la matière. Il ignore en quoi sont faits ces vêtements, mais ils ont tendance à frotter un peu trop son corps. La veste cache un peu, mais quand il l’enlève il voit bien comment la chemise se frotte et se moule à ses tétons pointus. Sans parler du bas… Il lui arrive d’être pris de coups de chauds quand la matière frotte un peu trop en bas, au point qu’il réfléchit souvent à comment s’asseoir en public.

Dire que quelques mois plus tôt, c’était dans la rue qu’il réfléchissait à la manière de s’asseoir. Quel lieu était le plus discret ? Quel lieu était le plus caché de la population de manière à n’être vu de personne ? Maintenant, les choses sont différentes, mais il doit toujours réfléchir stratégiquement à comment se tenir de manière discrète. Sauf qu’il y a un certain homme avec la langue de reptile pour qui rien ne passe inaperçu.

« Tout va bien ? »

Lui demande-t-il un jour alors qu’ils sont à son bureau. Les taches du jour du Clan Dérouillard ont été distribuées et chaque membre s’occupe d’une mission ou d’une autre. En tant qu’invité spécial du groupe L sait qu’il peut vagabonder à sa guise entre les différentes salles de l’agence. Enfin, ça c’est quand le chef n’est pas en train de l’interpeller.

« T’as l’air bizarre.
- Tu as remarqué.
- Pas difficile. À la dernière réu tu t’es enfui aux toilettes. »

Ah, oui. Disons qu’à force de sentir son entrejambe être frottée contre le tissu, son instinct l’avait poussé à se réfugier aux toilettes pour satisfaire ses envies grandissantes. Chose qu’il préfèrerait ne pas avoir à admettre, mais il semblerait que le regard perçant du chef a vue sur tout.

« J’savais pas que t’en avais pas fini avec les nausées.
- Ce n’est pas ça. »

Il se demande si Corvault ignore totalement ce qu’il se passe et a supposé le plus probable ou s’il sait parfaitement ce qu’il lui arrive et qu’il a décidé de le pousser à l’aveu.

« Sans vouloir être ingrat, les vêtements que tu m’as passés ne… »

Il aurait dit les choses franchement mais sentir le frottement sur le bas de son corps à de quoi le déstabiliser un peu.

« Ils sont un peu trop serrés en bas. »

Au moins c’est dit. Il connaît assez bien le plus jeune pour savoir qu’il va comprendre de quoi il parle. En tous cas, le fameux plus jeune ne retient pas son expression surprise, suivie d’un petit air narquois sur le visage.

« Fallait me le dire plus tôt.
- Je ne voulais pas te déranger avec quelque chose de futile. Ce ne sont que des vêtements.
- Lys, t’as beau avoir un gosse qui débarque dans 4 mois tu parles toujours comme si tu méritais rien de ma part. »

Bon, touché. Même si pour être franc, L a plutôt tendance à penser qu’il ne mérite rien tout court.

« Allonge-toi. J’m’occupe du reste.
- Vraiment ?
- C’est moi qui t’le propose ! Fais pas comme si ça me dérangeait ! »

Voilà qu’il s’installe sur l’un de ces fameux canapés de cuir luxueux. Sous les indications du chef, il enlève aussi son pantalon et sentir son entrejambe à l’air libre a quelque chose de particulièrement agréable.

« T’es tellement plus poilu que moi, c’est injuste. »

Maintenant qu’il y pense, L avait été surpris de voir à quel point son interlocuteur était assez imberbe. À moins que ce soit lui qui soit particulièrement poilu par rapport à la norme ? Bonne question. Il n’est pas sûr d’avoir la réponse. En tous cas Corvault n’hésite pas à plonger dans cette forêt de poils lorsqu’il passe un coup de sa langue fendue sur son intimité sensible.

« Hmpf ! »

La réaction ne se fait pas attendre, comme si le corps de L avait attendu ce moment bien trop longtemps pour y résister. Encore plus quand le plus jeune est particulièrement doué de sa langue, s’amusant à suçoter les moindres recoins de son dicklit tendu. Bon sang, c’est tellement meilleur que de s’en occuper seul… Il se connaît. Il sait que si l’occasion se représente, il ne se sentira pas légitime de revivre quelque chose d’aussi intense. Mais à cet instant, il repense à cette fois où il a entendu Corvault dire que personne ne se relevait du canapé en cuir sur lequel il est allongé.

Pas qu’il ait particulièrement envie de se relever, pour être honnête.

« Cor… »

Arrive-t-il difficilement à aligner. Le plus jeune s’arrête un instant et relève la tête, comme pour le torturer.

« Tu seras plus à l’aise la chemise ouverte. »

Voilà qu’il s’exécute pour la déboutonner, même si avec la langue qui n’a pas disparu de son intimité c’est plus facile à dire qu’à faire. Bon sang, il va vraiment le tuer à le faire se cambrer et bouger rien qu’avec un petit mouvement de langue…

Pendant quelques instants une pensée se forme dans l’esprit d’un L qui se sent proche d’exploser. C’est Corvault lui-même qui a choisi ces vêtements… Est-ce qu’il savait déjà qu’ils seraient trop petits pour celui qui est enceint ? Est-ce que tout ça faisait partie d’un plan ? La pensée a pris un peu plus de place dans son esprit, jusqu’au moment où il sent d’un coup l’orgasme traverser l’entièreté de son corps dans une jouissance bruyante et humide. Sa poitrine explose elle aussi de sa chemise à ce moment, libérant les deux seins volumineux qui n’attendaient que ça. Corvault se redresse, la bouche humide, un sourire satisfait à la vue de son homme encore terrassé par la jouissance qui l’a traversé.

« Et si nous continuions ? »

Le hochement de tête vif d’un homme beaucoup trop excité par un premier avant-goût est une parfaite réponse.

La pensée que L a eu avant de jouir ne revient que beaucoup plus tard, lorsque Corvault décide de faire du shopping pour leur enfant à venir. Il y repense quand il lui demande s’il lui a pris des vêtements à sa taille et que Corvault répond « qu’il a oublié ». Lui, si précautionneux, si réfléchi, toujours à prévoir un plan ou l’autre, qui oublie quelque chose…

Ouais, lui faire porter des vêtements trop petits fait clairement partie d’un plan.

Mais avec du recul, L admet que ça ne le dérange pas tant que ça.

Notes:

Est-ce que j’écris du mpreg Corvault la prochaine fois que j’écris sur lui 🤔