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la dalle

Summary:

Parfois on ne dine pas que de nourriture. Et l'attente ne fais que rendre notre nourriture plus délicieuse.

Notes:

Inspiré par la chanson la dalle de LEJ. Dés que je l'ai entendue j'ai su que c'était une chanson pour Alastor.

(See the end of the work for more notes.)

Work Text:

La manière dont ils se sont retrouvé assis face à face à cette table lui échappe complètement. La seul chose sur laquelle il peut se concentrer et sur ce qui l’entoure.

La nappe couleur lit de vin sur la table ressemblait à un lac de sang. Les tenant à l'écart de l'autre comme le ferait le styx entre deux amants. Et pourtant, cette nappe les lie encore plus intimement que l'anneau toujours présent au doigt de Lucifer, qui le l’enchaîne à une autre que lui.

La chaude lumière des chandeliers les encerclant, formant une prison dont il n’a pas le désir de s’échapper.

Le vin rouge, teintant le cristal de leur verres. Si épais qu'il pourrait les étouffer à chaque délicieuse gorgée qu'ils prennent.

La porcelaine si blanche des assiettes vide devant eux, si semblable à la peau de celui en face de lui, tranchant contre le rouge sombre de la nappe.

L'argenterie si affûté, poser délicatement de par et d'autres de l'assiette. Le tentant de les prendre en mains pour commencer le repas alors qu'il n'y a pour l'instant rien, dans leur assiette.

La salive s'accumule dans sa bouche, le forçant à avaler, faisant un fantôme de repas. Repas qui ne fait que le rendre encore plus affamé pour ce qui se trouve devant lui.

Son estomac se tord sous l'immense faim qu'il ressent.

Mais laquelle ?

Du bout de ses doigts il trace la lame affûté de l'un des couteaux à sa droite. Sont-ils assez tranchant pour découper une bouchée de la chair de l’énervante créature en face de lui ?

Créature, dont le sourire n'a pas une seul fois faiblit. Il sait qu'il peut lire en lui comme un livre ouvert. Qu'il peut voir la faim qui le tiraille. Celle qui vient du plus profond de son âme.

Celle qu'il ne peut pas échapper et ce qu'importe ce qu'il mange.

Qu'importe que la viande qu'il déguste avec abandon soit crue ou cuite.

Qu'importe l'accompagnement, légumes sautées ou mijoté ou larmes et cri de douleur blanchit de supplique.

Qu'importe que la viande soir encore chaude se tortillant sous sa mâchoire ou mortellement froide posé sur sa table de découpage.

La faim est là. Et jamais elle n’est assouvis. Qu’importe ce qu’il fait pour la faire partir, elle est toujours là.

Ses griffes traçant des sillons dans son esprit et sa raison. Dans son contrôle de soi.

Il serait si simple de la laisser le ravager. D'être consumer par elle. Le poussant à dévorer tous ce qui se trouve sur son chemin, mêmes les fonds de tiroirs que l'on aurait oublié depuis des années, dont la date d'expiration et couverte de poussières et illisible.

Qu'importe la provenance de la viande tant qu'elle apaise la faim qui le ronge de l'intérieur.

Seul son orgueil tient la faim en laisse. S'il l'a laisse gagner, il ne vaudrait pas mieux qu'un animal, pas mieux que les vulgaires pêcheurs qui pullulent la ville et ses bas fond. Les désespérés, qui ne font ressentir que du dégoût à l’ange déchu en face de lui.

Et jamais il ne se tiendra en bas de l’échelle, suppliant pour les restes des puissants au dessus de lui.

Non

Il sera celui au dessus de tous. Modélisant l'enfer à son image. Effaçant toutes trace de l’existence de celui devant lui et de son sourire trop blanc, trop pointue et de ses yeux si tentateur qui ne le mènerait qu'a sa déchéance s'il les regarde trop longtemps.

Car c’est ce qu’il est, ce vil serpent. L‘invitant à sa table, au bout de sa langue de multiples promesses concernant la plus délicieuse nourriture qui comblerait enfin sa faim.

Et pourtant il n’y a rien dans son assiette. Et il se contente de lui sourire et de le regarder de ses yeux rubis.

Il n’y a que ce maudit vin dans sa bouche. Cette pale imitation de ce qu’il désire. De ce dont il a besoin et qui le fait saliver.

Il ne peux que fixer le peu de peau qui échappe à la protections que lui offre ses vêtement, cachant la chaire tendre qui se trouve en dessous.

Il ne peut poser ses yeux que sur la délicatesse de ses poignets teinté couleur suif, preuve de sa déchéance, de son orgueil, de sa rébellion contre Dieu. Et la courbe d’une tentatrice gorge blanche, dont il rêve chaque nuit de planter ses dents dedans, caché par un col une teinte à peine plus sombre que la porcelaine de sa peau.

Ah, il désire tant planter ses dents dans cette chaire qui lui est refusé, que cela lui est douloureux.

Il n’a pas besoin de regarder l’expression sur son visage, pour savoir que Lucifer sait ce qui le fait saliver à en saigner.

Il sait qu’il ne fait que gonfler son orgueil à le désirer sans se cacher. Que Lucifer n’attend que ses suppliques pour le laisser prendre tous ce qu’il désire de lui.

Tous ce qu’il a à faire et de se mettre à genoux devant lui et de supplier son roi et de mettre à ses pieds en offrande, sa dignité et son orgueil. Et Lucifer le laissera se remplir encore et encore de sa chair, se gorgeant de son sang jusqu’à en faire exploser son estomac.

Mais pourquoi se dépouiller de son propre orgueil quand on peut manipuler avec des mots enrobé de miel et faire se languir l’autre au point de le pousser à franchir de lui même la ligne.

Sa langue passe sur ses lèvres à ce délicieux projet et les yeux de Lucifer suivirent le mouvement.

Il pourrait l’avoir allongé sur cette table, le parfait buffet. Sa peau telle une toile vierge et ses yeux fixé sur lui. Sa bouche entrouverte laissant passé d’enivrant son. Seul réponse à ses mains dans sa chair, sélectionnant le meilleur morceau à déguster en premier.

Il peut sentir une chaleur grisante se déversé dans ses veines à cette idée. La seul pensée de ses mains écartant les délicieuse cotes de Lucifer pour pouvoir atteindre ce cœur qui battrait si fort à cause de lui.

Pouvoir planter ses dents acérer dans ce petit être si exaspèrent et le dévorer tout entier. Pour qu’ils ne fassent plus qu’un, pour qu’il reste à tout jamais dans son estomac et dans ses veines. Modifiant son propre corps pour le garder à l’intérieur jusqu’à ce qu’il se reforme afin qu’il ne puisse sortir de son ventre tel le petit chaperon rouge sortant du ventre du loup.

Qu’il serait délicieux de le sentir sous sa peau, tentant de se libérer de son emprise en vain. De le sentir se débattre pour uniquement s’épuiser et rendre à nouveau sa digestion plus facile.

Ah! Pourquoi donc seul sa salive glisse le long de son œsophage alors que le plus délicieux des repas se trouve devant lui prêt à être dévoré.

Quel ignoble torture et elle ne devrait pas être si douce.

Et le sourire du serpent tentateur s’élargit, ses yeux ne le quittant pas une seconde, se délectant de sa misère. Portant à ses lèvres ce vin si sombre, les teintant de ce rouge si appétissant, le rendant encore plus désirable, le poussant encore un peu plus prêt du précipice.

Qu’il serait grisant de passer sa langue sur ses lèvres pour goûter à nouveau le vin. Aurait-il prit le goût des lèvres de Lucifer, le rendant enfin buvable? Quel saveur serait ajouter à sa robe? Sucré, salé, amer, acide? Quel partie de sa langue serait émoustillé d’entrer en contact avec cette paire de lèvres.

Et ce n’est que celles sous ses yeux.

Celle qui apaisent un autre sorte de faim, un autre pêcher de la chair, sont caché à son regard.

Qui aurait cru que lui, le démon de la radio, assoiffé par autre chose que de la nourriture et la chair de ses ennemis. Qu’autre chose que la gourmandise lui tordrait les entrailles.

Il n’a fallu qu’une interaction ficelé d’insulte peine caché pour éveiller en lui ce bas instinct.

Une danse avorté qui l’a laissé sur sa faim. Une nouvelle faim qui elle s’ancre dans son bas ventre. Comme l’autre, elle a planté ses griffes dans son cerveau. Ne laissant plus de place à autre chose qui ne concerne pas cet irritant petit roi.

Son esprit et consumé par toute les recettes possibles et inimaginable. Allant du simple sauté à une galette élégamment décoré.

Mais aussi par toutes les façons dont il pourrait l’avoir entre ses bras, nu et transpirant. Prononçant son nom tel un mantra, une prière.

Il pourrait plonger sa langue dans son antre et le dévorer depuis l’intérieur, encore et encore. Et ce jusqu’à ce que son cerveau fonde à cause de ce trop plein de plaisir. Le laissant aussi malléable qu’une poupée de chiffon entre ses doigts.

Il veut le dévorer de toute les manières possibles. Le rendre aussi accroc à lui, qu’il l’est à Lucifer.

Faire en sorte qu’il ne puisse plus jamais détourner ses yeux de lui. Qu’il se mettent en laisse de lui même et la lui tende pour enfin venir se mettre à genoux devant lui et le laisser faire de lui tous ce qu’il veut.

À cette image sont sourire se fit plus cruelle. Il prit son verre entre ses doigts et le leva en un toast, que le jeu commence.

Notes:

J'espère que ça vous a plu. bye:)