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Les petits pains pommés

Summary:

Arthur prend le bus

Chapter 1: La souffrance d'un roi

Notes:

(See the end of the chapter for notes.)

Chapter Text

Arthur bouillait debout coincé entre une vieille dame qui lui faisait les gros yeux, comme si c’était sa faute à lui que le gros con assis sur un siège à sa droite ne lui ait pas proposé sa place spontanément et un gars relativement jeune qui n’avait jamais dû faire connaissance avec le saint déo. A moins que ça soit la vieille qui pue. Ou les deux. Putain tout le bus puait la mort, il savait même pas dire de quel côté ça venait. L'enfer des sens.

Il scandait des « Mais il va avancer. Bouge. Avance. Avance. Avance. Tain mais même à pied je vais plus vite » dans sa tête, le chauffeur s’étant apparemment fait mordre par une espèce de limace radioactive.

Ce qu’il détestait le bus.  

Ses fesses reposaient sur la porte arrière du bus, ce qui était à peu près la pire place du monde, parce que des passagers descendent ou non, il se retrouvait systématiquement le cul dans le vide à chaque arrêt de la bête, et évidemment à retarder le redémarrage de l’engin parce que ces portes des enfers avaient décidé qu’elles ne se fermeraient pas tant qu’elles détecteraient sa présence à lui. Et bon ba, il existait et c’était pas franchement de sa faute. Il s’était pas engendré tout seul. Fin pas qu’il soit au courant en tout cas.

Alors évidemment tout le bus le fusillait du regard, comme s’il était responsable de tous les maux de l’univers. Ok, il aurait fait la même s’il avait vu un type ralentir encore plus – un exploit vraiment - le trajet de ce mollusque sur roues. Mais bon dieu, lui il avait le droit de râler. Il souffrait. Il souffrait vraiment, et pas que du parfum "poubelle et sueur de sport de chambre" du bus.

Il avait envie de faire fondre chaque personne, chaque composant, chaque atome de ce maudit bus avec son regard. Malheureusement, n’étant pas tombé dans de la lave en fusion radioactive quand il était petit, il n’en possédait pas (encore) la capacité. Il était presque sûr que s’il n'était pas autant en train de décéder, il pourrait se concentrer suffisamment pour infliger un peu de douleur avec ses yeux. Ou alors il aurait pu mordre. Ça fait mal aussi.

Bordel de merde. Ils n’allaient jamais arriver à destination. Un peu plus et le bus allait faire du sur place.

Encore trois arrêts. Il n’allait pas tenir. Il n’allait vraiment pas tenir. Ça allait sortir tout seul.  Il crut avoir un AVC en voyant que le gars s’arrêtait pour laisser passer des gens sur un passage piéton. Ils allaient se fossiliser sur place et on retrouverait leur cadavre un peu comme ceux de Pompéi sauf qu’eux n’auraient pas besoin d’une éruption volcanique pour suffoquer. Mais putain y’en a qui se nourrissaient que de cassoulet ou bien ?

Deux. Deux chiasses d’arrêts.

« Allez allez allez le feu là ! » pensait-il, peut-être même jusqu’à le marmonner dans sa barbe naissante.

Un. Plus qu'un. Plus qu'un seul long et interminable arrêt.

Tant pis. Il descendit un arrêt trop tôt, ne pensant plus qu’à son but ultime. Dans un acte qui lui sembla héroïque après coup, il couru du mieux qu’il le put vu la situation qui s'imposait à lui.

C’était là ! Juste au coin de la rue !

Il le voyait maintenant, le café, et il pouvait presque voir la porte qui l’intéressait de là où il était. Il accéléra le pas – un move divin vraiment vu les circonstances et ses petites jambes – et poussa la porte d’entrée.

Il entra dans le café, manquant de faire renverser son latte ou une connerie du genre à un client en courant pour se précipiter derrière le comptoir pour accéder à la porte du trône réservé aux employés qui dieu merci, n’était une fois de plus pas fermée à clé, contrairement aux ordres qu’il donnait lui-même aux autres andouilles qui travaillaient ici. Bénis soient les idiots désobéissants.

Il lui sembla que Lance l’avait salué rapidement en l’esquivant, un plateau de flans à la main, mais il y penserait après avoir accompli sa mission. Il finit enfin par se défaire de sa fichue braguette qui coinçait toujours et de son boxer trop petit pour se soulager.

Ah.

Putain.

Ah.

Il croyait sincèrement que le gars qui avait décrit l’orgasme comme la meilleure sensation du monde avait jamais pissé après être mort - ou presque - dans un bus.

Ah. Quel bonheur. Pfiou. Le fait que le bonheur n’existe que grâce au malheur prenait tout son sens.

Mais bon, vraiment, après avoir remonté tout son débarras et retrouvé un peu ses esprits -et s'être promis une fois de plus de se racheter des sous vêtements à sa taille - , il pensa tout de même que la prochaine fois, il pisserait avant d’aller au boulot et de monter dans le bus. 

Notes:

Alors je sais pas ce qu'il s'est passé.
J'ai pas (encore) vu le film . Je suis frustrée parce que tout le monde en parle mais je veux pas de spoil.
Du coup je souffre et j'écris sur Arthur qui veut pisser ?
Bref, pas ma faute. A la base ça devait être une AU mimi tout plein. Notamment à base de cheveux longs d'Arthur (pas ma faute) et de croissants trempés dans du café servi par un Percy jeune en costume starbucks. Ba non.
A la prochaine pour de nouvelles aventures giga folles dans une AU toute aussi passionnante.